Selon les données de l’OMS : « A tout instant, plus de 1,4 million de personnes dans le monde souffrent d’infections contractées à l’hôpital ». Ce qui veut dire que dans un environnement plein de risques d’hygiène et d’infections nosocomiales, il est nécessaire de mettre en œuvre des actions préventives et correctives, pour maitriser son système.

Parmi les actions qu’un organisme opérant dans le secteur de la santé peut faire, c’est l’amélioration de ses flux, son infrastructure, ses équipements et ses compétences. Ces derniers éléments sont les facteurs indirects qui impactent la réalisation de ses services, notamment les soins. Par exemple la maitrise du processus de stérilisation est une action importante pour prévenir les risques liés aux soins.

La stérilisation est une opération qui vise à détruire tous les micro-organismes d’un objet de façon durable, elle est notamment utilisée dans les secteurs de l’alimentaire, la médecine et l’industrie pharmaceutique. Elle fait partie intégrante du soin, sur lequel elle influe indirectement, et on la considère également comme un soin indirect. Son objectif consiste à assurer au patient des soins de qualité en toute sécurité microbiologique. Elle est devenue l’un des moyens privilégiés de prévention des infections nosocomiales, et par conséquence un moyen de réduction de l’utilisation des antibiotiques.

La stérilisation à l’hôpital relève davantage de l’obligation de résultats que de l’obligation de moyens, mais si elle nécessite des ressources performantes, elle a besoin encore plus d’un cadre juridique et normatif qui la gère et l’organise. Le manque de réglementation pourrait être la cause principale de la criticité du risque infectieux existant aux pays en développement, car selon l’OMS : « Le risque de contracter une infection au cours de soins de santé est 2 à 20 fois plus élevé dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. »

Ainsi la performance du processus de la stérilisation à un hôpital relève d’une démarche globale et une réflexion d’assurance qualité, que ça soit juste pour l’unité de stérilisation ou pour toute la structure hospitalière. Parce que la problématique qui se pose pour ce service est parfois son organisation et sa gestion qui n’est pas claire dans certains pays comme le Maroc. Mais s’il n’y a pas de lois applicables actuellement, l’existence de normes comme la NM ISO 13485 peut être une solution alternative pratique et bénéfique.

Une démarche d’assurance qualité et sécurité des soins est primordiale pour maitriser les étapes du processus de stérilisation dans les meilleures conditions et avec des exigences, recommandations, et indicateurs reconnus à l’international. La mise en place de ce type de démarche est l’un d’importants projets du cabinet « For Better Health », en intégrant en plus l’un des outils performants du Lean management, qui est la cartographie des flux de valeur, qui aide à optimiser et améliorer le circuit de la stérilisation en impliquant tous les membres de son équipe.

D’un autre côté, vu le défis de la non-conformité des infrastructures des unités de stérilisation au niveau des établissements de santé marocains, des solutions d’externalisation sont aujourd’hui possibles, effectivement le besoin de maitrise de ce processus et la prévention des risques d’infections nosocomiales, a donné naissance à toute une industrie spécialisée dans ce domaine pour les hôpitaux et cliniques incapables d’avoir les ressources pour cela, c’est le cas même du Centre Marocain de la Stérilisation.

Les manières et les moyens se diffèrent pour atteindre un objectif ultime : la sécurité des patients qui est un défi mondial qu’on doit tous relever.

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