Risque infectieux

INTRODUCTION

Dans toutes les régions du monde, les établissements de soins offrent un écosystème propice à la diffusion d’agents infectieux, potentiellement épidémiologie, et à l’acquisition de résistances microbiennes. D'après le contexte scientifique et médical, les risques infectieux au niveau des structures de soins (Laboratoires, cliniques, hôpitaux, blocs opératoires, salles de soins, etc) sont multiples. On distingue notamment les infections nosocomiales, les risques épidémiques et les risques infectieux professionnels. Une enquête de 14 pays représentant quatre Régions OMS (Europe, Méditerranée orientale, Asie du Sud- Est et Pacifique occidental) a montré qu’en moyenne, 8,7 % des patients hospitalisés étaient touchés par une infection nosocomiale. À tout moment, plus de 1,4 million de personnes dans le monde souffrent de complications infectieuses acquises à l’hôpital. Les fréquences maximales ont été rapportées dans les hôpitaux des régions de la Méditerranée orientale et de l’Asie du Sud-Est (11,8 % et 10,0 % respectivement), et la prévalence atteignait 7,7 % en Europe et 9,0 % dans le pacifique occidental. De plus, ses infections furent parmi les causes majeures de décès et de morbidité accrue pour les patients. Elles représentent une charge importante pour le patient comme pour la santé publique, avec un impact économique et humain croissant, et ce pour plusieurs raisons (population en augmentation et surpeuplement, fréquence croissante des déficits immunitaires (âge, maladie, traitements), nouveaux micro-organismes, augmentation de la résistance bactérienne aux antibiotiques). D'où l’intérêt de sécuriser les activités au sein des établissements de soins pour parvenir à maîtriser les risques infectieux.

Prevention

PRÉVENTION DU RISQUE INFECTIEUX : Outils et programmes

La prévention du risque infectieux tout d’abord par l’élaboration d’une politique de maîtrise des infections adapté aux spécificités médicales et financières de l’établissement, qui porte sur un programme de prévention complet basé sur les précautions standards et complémentaires en matière de/des :

·        Bonnes pratiques d’hygiène

·        Port des équipements de protection

·        Accidents d’exposition au sang (AES)

·        Utilisation du matériel de sécurité

·        Règles de transport des prélèvements et des échantillons biologiques

·        Manipulation des substances dangereuses

·        Gestion des déchets médicaux-pharmaceutiques (DASRI)

Ensuite, une surveillance de ses infections à travers des outils reconnus tels que les enquêtes de prévalence qui ont été même recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour des études nationales ou internationales. Elles permettent de faire, de manière simple et à moindre coût, un état des lieux du risque d’infection. Cet avantage est encore plus considérable dans les pays de faible niveau socio-économique où les ressources disponibles pour la lutte contre les infections nosocomiales font défaut. De plus, ces enquêtes constituent également un outil de sensibilisation et d’information du personnel.

QUALITÉ ET SÉCURITÉ DES SOINS : Méthodes de gestion et de surveillance

La recherche perpétuelle d’une amélioration de la qualité des soins dispensés aux patients devrait constituer la priorité de chaque structure de soins. En fait, l’introduction de la démarche qualité au niveau de ces organisations est incontournable pour assurer une meilleure gestion du risque d’infection, et ce à travers la définition d’un comité permanent de lutte contre les infections, la mise en place des procédures et des protocoles de soins, la formation des professionnels de santé aux différentes actions de prévention, la réalisation des audits, le signalement des incidents, la gestion des risques et des vigilances sanitaires adaptés à chaque établissement de soins. Cela présentera une opportunité pour les professionnels de soins afin de pouvoir agir sur la part résiduelle des différents types d’infections.

prevention risque infectieux

Enfin, Il est nécessaire d’assurer la cohérence, l’efficience et la synergie des programmes de prévention et des actions issues de la démarche qualité au niveau de tous les secteurs de soins.

CONCLUSION

Certes, la problématique du risque infectieux reste un réel défi à surmonter par l’ensemble des établissements de soins. Cependant, Il faut, dans un premier temps, être conscient de ce risque et d’avoir en permanence un comportement adapté basé sur les outils et démarches précités afin de prévenir ce risque pour les patients et même pour les professionnels de soins, et par conséquent, diminuer les cas d’épidémies.

« La gestion du risque infectieux ne dépend pas uniquement des moyens engagés et des connaissances en matière de prévention et maîtrise de ce fléau. Elle repose surtout sur l’engagement de tous les acteurs de soins (directs et indirects) dans la dynamique d’amélioration des systèmes de santé. »

La prévention des risques infectieux au niveau des établissements de soins relève de la responsabilité de chaque professionnel de soins. En tant qu'acteur majeur du développement des systèmes de santé au Maroc, For Better Health vous accompagne dans la gestion et la maitrise des risques d'infections , et ce à travers la réalisation des diagnostics, l'organisation des ateliers de formation et de sensibilisation du personnel et l'intégration des outils de gestion des risques au sein de vos organisations.

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